Lors de la séance publique des questions dactualité du mercredi 31 janvier 2007, à lAssemblée Nationale, Etienne BLANC a interrogé le gouvernement sur le développement dans notre pays de ladministration dite électronique.
Question de Monsieur BLANC, Député de lAin :
Monsieur le Président, ma question sadresse à monsieur le Ministre délégué au Budget et à la Réforme de lEtat, et porte sur le développement en France de ladministration électronique.
On observe depuis 2002 que le Gouvernement a fait du développement de ladministration en ligne un puissant vecteur de modernisation de lEtat. Il sinscrit dans une recherche permanente damélioration de la performance de lEtat au bénéfice de tout les usagers : particuliers, entreprises et agents de ladministration.
Aujourdhui, la France est un des pays dEurope où la société de linformation est la plus avancée : léquipement des ménages saméliore régulièrement (plus de 50% sont dotés de micro-ordinateur et le cap des 10 millions dabonnement au haut débit a été franchi en 2006) et le chiffre daffaire du commerce électronique senvole. Il atteint 12 milliards d en 2006 soit une hausse de 40% par rapport à 2005.
Grâce aux efforts importants consentis depuis 2002, la France propose une offre de services administratifs en ligne étendue, qui la place à la 5ème place des e-administrations européennes.
Jen veux pour exemple les 31 millions de visites enregistrées sur le site www.service-public.fr ou encore le succès de la déclaration de revenus en ligne avec plus de 5,7 millions de télédéclarants en 2006.
Le Conseil dOrientation de la Simplification Administrative a pu mesurer depuis plus de 4 ans combien la politique conduite en faveur du développement numérique a permis à chaque particulier, à chaque entreprise davoir accès à ces nouveaux services, et de soulager ainsi les Français dune partie de la complexité de notre paysage administratif.
Fort de ce constat, pouvez-vous monsieur le Ministre nous indiquer comment le développement de ladministration électronique va se poursuivre en 2007 pour parvenir à la dématérialisation de lensemble des démarches administratives, et si vous pouvez précisez en les quantifiant les économies réalisées par la mise en uvre du programme ADELE, et leurs conséquences sur lorganisation de ladministration.
Réponse de Monsieur Copé, Ministre délégué au budget et à la réforme de lEtat :
Mesdames et Messieurs les Députés,
Monsieur le Député Étienne BLANC
Il est vrai quInternet est en train de produire dans la relation entre les Français et l'administration une véritable révolution au quotidien. Cela est le résultat de décisions qui ont été prises par l'ensemble des gouvernements depuis une dizaine d'année, ce qui mérite sans nul doute d'être pour une fois unanimement salué. Nous avons procédé à la mise en ligne des deux tiers des formulaires administratifs, soit 600 sur 900, et nous allons faire le reste cette année.
Nous disposons désormais, et Monsieur BLANC vous avez beaucoup contribué à la modernisation dans ce domaine, dun dispositif de guichet unique grâce au site www.service-public.fr que nous avons lancé. Celui-ci rencontre un succès absolument considérable.
Les audits ont permis de montrer que l'on pouvait faire des économies formidables et des gains de productivité très importants au service des contribuables. Les usagers ont désormais des relations beaucoup plus simples avec l'administration au quotidien. Les fonctionnaires apprennent de nouveaux métiers, découvrent de nouvelles carrières et ainsi une nouvelle organisation de l'administration française. Tout cela est possible parce que le territoire national est aujourdhui couvert par le haut débit à 97 %. C'est une décision qui avait été annoncée par Monsieur JOSPIN, à quelques mois de l'élection présidentielle, et que nous avons mise en uvre dans un esprit de consensus et de concorde qui mérite d'être salué. Nous sommes suffisamment souvent en désaccord entre la gauche et la droite dans cet hémicycle pour pouvoir ici saluer un travail que je veux qualifier de collectif.
Nicolas SARKOZY a indiqué qu'il poursuivrait sans nul doute cette démarche qui est un outil formidable pour moderniser l'administration et faire de la dépense publique efficace. J'espère que Ségolène ROYAL nous annoncera la même chose au moins le 11 février