Lors de la séance des questions au gouvernement de ce mardi 28 septembre 2010, Etienne BLANC a souhaité interroger le ministre de l'industrie sur la situation de l'entreprise LEJABY.
Voici le texte intégral de la question ainsi que celui de la réponse qui a été apportée :
Etienne BLANC, Député de l'Ain :
Monsieur le Ministre, en 2008, le groupe autrichien PALMERS a acquis auprès du groupe WARNACO, la société LEJABY, qui exploite plusieurs sites textiles en Rhône-Alpes et dans le massif central. Voici quelques mois, nous avons appris que cette société entendait cesser les activités de plusieurs sites de production : Bellegarde-sur-Valserine et Bourg-en-Bresse dans l'Ain, et Le Teil en Ardèche. Immédiatement un plan social a été mis en oeuvre, conformément aux dispositions du code du travail, et des négociations ont été lancées entre les organisations syndicales, les représentants du personnel et la direction.
Il y aurait 197 licenciements qui concernent des femmes âgées en général de plus de 50 ans. Or, voici quelques jours, les discussions et les négociations entre la direction et les salariés ont été rompues. Nous avons même appris que le siège du groupe, à Rillieux-la-Pape dans la région lyonnaise, était occupé. Cette rupture des négociations posera un énorme problème social et le sens de ma question, à laquelle j’associe mon collègue, Xavier BRETON, Député de Bourg-en-Bresse, est de savoir quels sont les moyens que le gouvernement entend mettre en œuvre pour faire en sorte que le dialogue se renoue et que l’on sorte de cette situation bloquée, préjudiciable pour l’entreprise et pour les salariés.
Christian ESTROSI, Ministre chargé de l’Industrie :
Monsieur le Député Etienne BLANC, en y associant Monsieur Xavier BRETON comme vous venez de le faire, je veux saluer la mobilisation qui est la vôtre aux côtés des salariés de l’entreprise LEJABY qui malheureusement se trouvent dans une situation qui, au moment où vous me posez cette question, est bloquée.
Je veux d’ailleurs saluer l’action des femmes salariées qui mènent avec beaucoup de courage et avec une certaine dignité un formidable combat.
De la même manière, je veux dire que je n’accepte pas de voir une direction qui, sous la pression de fonds d’investissement étrangers, a bloqué, à l’heure actuelle, tout dialogue social. Cette situation, pour le gouvernement, est totalement inacceptable. C’est la raison pour laquelle, je vous indique que l’État a choisi de mettre en place une médiation et que, dès ce soir, j’ai demandé au Préfet de Région, que j’ai désigné comme médiateur, d’engager cette mission de médiation entre la direction et les salariés afin de placer les dirigeants sous la totalité des responsabilités qu’ils ont à assumer.
Je n’accepterai pas que ce soit une logique purement spéculative qui s’impose, que l’on mette la clé sous la porte sans avoir proposé des conditions acceptables à l’ensemble des salariés en leur rendant toute la dignité qui doit être la leur.
C’est l’occasion d’ailleurs, Monsieur le Député Etienne BLANC, de vous rappeler que cela s’inscrit dans les 23 mesures voulues par le Président de la République et le Premier ministre pour relancer une grande stratégie industrielle de relocalisation dans notre pays.
Retrouvez la vidéo de cette sénace sur le lien suivant en vliquant sur "Etienne BLANC" en bas de la colonne de gauche :
séance du 28-09-2010